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bienvenue sur artnumerik.fr

> au Pont du Diable

[ 11 janvier 2020 ]

… digitartlisation d’une photographie que j’ai prise le 28 décembre 2019

Silencieux, les poings aux dents, le dos ployé,
Enveloppé du noir manteau de ses deux ailes,
Sur un pic hérissé de neiges éternelles,
Une nuit, s’arrêta l’antique Foudroyé.

La terre prolongeait en bas, immense et sombre.
Les continents battus par la houle des mers ;
Au-dessus flamboyait le ciel plein d’univers ;
Mais Lui ne regardait que l’abîme de l’ombre.

Il était là, dardant ses yeux ensanglantés
Dans ce gouffre où la vie amasse ses tempêtes,
Où le fourmillement des hommes et des bêtes
Pullule sous le vol des siècles irrités.

Il entendait monter les hosannas serviles,
Le cri des égorgeurs, les Te Deum des rois,
L’appel désespéré des nations en croix
Et des justes râlant sur le fumier des villes.

Ce lugubre concert du mal universel,
Aussi vieux que le monde et que la race humaine,
Plus fort, plus acharné, plus ardent que sa haine,
Tourbillonnait autour du sinistre Immortel.

Il remonta d’un bond vers les temps insondables
Où sa gloire allumait le céleste matin,
Et, devant la stupide horreur de son destin,
Un grand frisson courut dans ses reins formidables.

Et se tordant les bras, et crispant ses orteils,
Lui, le premier rêveur, la plus vieille victime,
Il cria par delà l’immensité sublime
Où déferle en brûlant l’écume des soleils :

– Les monotones jours, comme une horrible pluie,
S’amassent, sans l’emplir, dans mon éternité ;
Force, orgueil, désespoir, tout n’est que vanité ;
Et la fureur me pèse, et le combat m’ennuie.

Presque autant que l’amour la haine m’a menti :
J’ai bu toute la mer des larmes infécondes.
Tombez, écrasez-moi, foudres, monceaux des mondes !
Dans le sommeil sacré que je sois englouti !

Et les lâches heureux, et les races damnées,
Par l’espace éclatant qui n’a ni fond ni bord,
Entendront une Voix disant : Satan est mort !
Et ce sera ta fin, Oeuvre des six Journées !

Charles-Marie LECONTE DE LISLE (1818-1894) La tristesse du diable


> Carrelet et Talmont

[ 10 janvier 2020 ]

… digitartlisation d’une photographie que j’ai prise il y a quelques temps

L’Océan sonore
Palpite sous l’oeil
De la lune en deuil
Et palpite encore,

Tandis qu’un éclair
Brutal et sinistre
Fend le ciel de bistre
D’un long zigzag clair,

Et que chaque lame,
En bonds convulsifs,
Le long des récifs
Va, vient, luit et clame,

Et qu’au firmament,
Où l’ouragan erre,
Rugit le tonnerre
Formidablement.

( Paul Verlaine – 1844-1896 – Poèmes saturniens )


> le phare de Cordouan

[ 9 janvier 2020 ]

… digitartlisation d’une photographie que j’ai prise le 6 janvier 2020

Phœbus, de mauvais poil, se couche.
Droit sur l’écueil :
S’allume le grand borgne louche,
Clignant de l’œil.

Debout, Priape d’ouragan,
En vain le lèche
La lame de rut écumant…
– Il tient sa mèche.

Il se mâte et rit de sa rage,
Bandant à bloc ;
Fier bout de chandelle sauvage
– Plantée au roc !

– En vain, sur sa tête chenue,
D’amont, d’aval,
Caracole et s’abat la nue,
Comme un cheval…

– Il tient le lampion au naufrage,
Tout en rêvant,
Casse la mer, crève l’orage
Siffle le vent,

Ronfle et vibre comme une trompe,
– Diapason
D’Éole – Il se peut bien qu’il rompe,
Mais plier – non. –

Sait-il son Musset : À la brune
Il est jauni
Et pose juste pour la lune
Comme un grand I.

… Là, gît debout une vestale
– C’est l’allumoir –
Vierge et martyre (sexe mâle)
– C’est l’éteignoir. –

Comme un lézard à l’eau-de-vie
Dans un bocal,
Il tirebouchonne sa vie
Dans ce fanal.

Est-il philosophe ou poète ?…
– Il n’en sait rien –
Lunatique ou simplement bête ?…
– Ça se vaut bien –

Demandez-lui donc s’il chérit
Sa solitude ?
– S’il parle, il répondra qu’il vit…
Par habitude.

. . .

– Oh ! que je voudrais là, Madame,
Tous deux !… – veux-tu ? –
Vivre, dent pour œil, corps pour âme !…
– Rêve pointu. –

Vous percheriez dans la lanterne :
Je monterais…
– Et moi : ci-gît, dans la citerne…
– Tu descendrais –

Dans le boyau de l’édifice
Nous promenant,
Et, dans le feu – sans artifice –
Nous rencontrant.

Joli ramonage… et bizarre,
Du haut en bas !
– Entre nous… l’érection du phare
N’y tiendrait pas…

Le Phare de Tristan CORBIERE (1845-1875) – Recueil : « Les Amours jaunes »


> Lapin de guerre

[ 8 janvier 2020 ]

… j’aime bien cette idée d’antithèse du portrait d’un héros, de feu et de sang, triomphant,( digitartlisation d’après une des mes photographies et une toile du moyen âge, sans réf. car perdue au fond de mon ordinateur )…

… » Car on y fait les septs pechiez mortelz
Tollir, murdir, l’un va l’autre tuant
Femmes ravir, les temples sont cassez
Loy n’a entr’eulx, le mendre est plus grant
Et l’un voisin va l’autre deffoulant
Corps et aame met a perdiction
Qui guerre suit, aux diables la comment
Guerre mener n’est que dampnacion « …

( Eustache Deschamps -1346-1406- Ballade contre la Guerre )


> transfert

[ 6 janvier 2020 ]

digitartlisation d’une de mes photographies vers un monde, évidemment très très loin et très très inconnu…

 » Un premier signe d’un début de connaissance, c’est le désir de mourir. Cette vie-ci semble insupportable, une autre, inaccessible. On n’a plus honte de vouloir mourir ; on demande son transfert de la vieille cellule, qu’on hait, pour une nouvelle, que l’on apprendra bientôt à haïr.  » – Franz Kafka – ( Réflexions sur le péché, la souffrance, l’espérance et le vrai chemin, Franz Kafka, éd. Payot et Rivages, coll. Rivages poche, Petite bibliothèque, 2001 )r


> Qu’est-ce-que l’art numérique ou digital ?

[ 3 janvier 2020 ]


selon un article sur le sujet sur Wikipedia :

 » L’art numérique désigne un ensemble varié de catégories de création utilisant les spécificités du langage et de dispositifs numériques, ordinateur, interface ou réseau. Il s’est développé comme genre artistique depuis la fin des années 1950.

Portée par la puissance de calcul de l’ordinateur et le développement d’interfaces électroniques autorisant une interaction entre le sujet humain, le programme et le résultat de cette rencontre, la création numérique s’est considérablement développée en déclinant des catégories artistiques déjà bien identifiées. En effet, des sous-catégories spécifiques telles que la « réalité virtuelle », la « réalité augmentée », « l’art audiovisuel », « l’art génératif », ou encore « l’art interactif » viennent compléter les désignations techniques du Net-art, de la photographie numérique ou de l’art robotique. « …

selon un article sur le sujet de l’Encyclopædia Universalis :

 » On désigne par « art numérique » tout art réalisé à l’aide de dispositifs numériques – ordinateurs, interfaces et réseaux. Cette définition reste technique et générique. Elle englobe les multiples appellations désignant des genres particuliers de l’art numérique, comme l’art virtuel, l’art en réseau, le cyberart, etc. Historiquement, elle succède, sans les rendre obsolètes, aux appellations précédentes d’« art à l’ordinateur » et d’« art informatique », toutes deux confondues dans les expressions computer art ou encore « art électronique ». Alors que la première appellation insistait sur la machine ordinateur, la seconde faisait plutôt référence à la science en plein développement sous-tendant cette technologie : l’informatique (computer science). Cette dernière met l’accent sur l’extension de la technologie numérique à la quasi-totalité des activités techniques humaines. Il n’y a toutefois pas de contradiction entre ces trois termes. Entre les œuvres à l’ordinateur des années 1960 et les œuvres numériques du début du XXIe siècle, on ne relève pas de différence radicale, mais l’évolution de la technologie a contribué à la naissance de nouveaux types d’œuvres et de nouveaux modes de réception artistique.

Réservée dès la fin des années 1950 à la musique et aux arts visuels, qui ont été les premiers à utiliser l’ordinateur, la technologie numérique a pénétré peu à peu toutes les formes d’art traditionnelles : le cinéma, la vidéo et la télévision, la littérature (poésie et roman) et les arts du spectacle vivant ainsi que tous ceux qui sont spécifiques du numérique. De sorte que toute vision succincte de l’art numérique ne peut qu’être incomplète. Nous laisserons de côté ici la musique et la littérature, qui demandent d’être traitées à part, quoique l’on retrouve en chacune d’elles des traits esthétiques communs à l’ensemble des arts numériques. »…



En ce qui concerne MON art numérique

J’utilise comme matériau de base – généralement – mes photographies que je « digitartlise » ensuite en fonction de mon inspiration du moment, mon attrait pour inattendu, l’originalité et l’inédit, en utilisant comme pinceaux diverses fonctionnalités de logiciels. ( cf. l’image d’accueil « digitartlisée » d’après une photographie que j’ai prise au festival des arts de la rue d’Aurillac en août 2019 )


Si mes œuvres exposées vous plaisent ( en considérant que leur visibilité est réduite sur ce site ), merci de bien vouloir me donner un petit coup de main en diffusant l’adresse de ce site à vos proches, réseaux sociaux ou autres, grand merci,

cordialement, artnumerik,


nb : merci de bien vouloir me contacter pour tous renseignements ou demande spécifique,…


1er janvier 2020 : création du blog [ artnumerik.fr ]

nouveau site ( ex. korra.fr ) dédié :

– à l’art numérique ou digital,

– à l’exposition de mes œuvres « digitartlisées », créées principalement à partir de mes photographies, et des pages sur des liens sélectionnés relatif à cet art,…



vous me pardonnerez les petites erreurs relevant d’un premier apprentissage de worpress…


tous mes remerciements à wordpress pour ce support de blog gratuit, et à Canuk pour son thème